Massimo Introvigne, bibliographie, article

Les femmes racontent leurs expériences :

Puisqu’en général, « dans l’HOMME il y a une FEMME et dans la FEMME il y a un HOMME », à la fin du travail tantrique, une femme peut faire l’expérience de l’union intime de sa partie masculine et féminine en elle-même, sans rencontres sexuelles avec Loup Blanc ou tout autre homme. C’est l’expérience que m’a racontée Claudine. Après deux ans de travail tantrique, elle a continué à dormir souvent chez Loup Blanc, mais les relations sexuelles ont cessé. Elle a juste bénéficié de sa présence et de son énergie pour ce qu’elle a décrit comme « une union entre ma partie masculine et ma partie féminine », par laquelle le travail tantrique a en fait continué pendant sept ans, mais d’une manière différente. Un travail tantrique sur la sexualité avec Loup Blanc peut faire suite à une demande d’une élève ou au fait qu’une invitation du maître a été acceptée. Mais comme me l’a dit Martine, lorsque Loup Blanc propose le travail à une femme, c’est parce qu’elle lui a envoyé des signaux qu’il a perçus et compris comme une demande non verbale. J’ai également trouvé des cas de femmes qui ont demandé à faire ce travail tantrique et à qui Loup Blanc a répondu qu’elles n’étaient pas prêtes.

En fait, moins de 10% des femmes du groupe sont passées par les initiations
tantriques en plus de vingt ans.

Un schéma du travail tantrique que Loup Blanc a voulu lui-même me transmettre est le suivant :

Il existe un individu au centre (le Point),

Entouré de cercles (1. Fantasmes, 2. Tabous, 3. Non-limite).

Le catholicisme a mis des tas d’interdits dans l’esprit des humains. Tous ces interdits ont causé des tas de drames et continuent aujourd’hui. Brimée, cette énergie sexuelle est une énergie créatrice. Les fantasmes peuvent développer des névroses et des déviations. L’âme est féminine et l’esprit est masculin. L’amour est une onde qui parcourt l’Univers, elle est impersonnelle et elle devient personnelle en passant le filtre humain. Les tabous sont des verrous de sécurité ou d’esclavage. Le dernier cercle permet une libération au niveau sexuel, on est libre, on ressent plus d’énergie et on se développe spirituellement, la créativité s’exprime à tous les niveaux de l’être.

Il admet que ; Il est sûr que la façon de travailler de Loup Blanc est différente de la voie tantrique traditionnelle, mais n’y a-t-il pas « plusieurs demeures dans la Maison de mon Père » ? (Jean 14:2)

Le premier travail à faire pour éviter les catastrophes liées à la répression sexuelle et retrouver une sexualité saine est donc de surmonter les fantasmes et les tabous. Comme me l’a dit une élève, en France, ces tabous touchent même les femmes qui ont été éduquées dans des familles laïques, non catholiques. Alors que dans l’affaire pénale contre Loup Blanc, cela a été reconstruit comme une preuve d’abus, les personnes interrogées ont expliqué qu’elles avaient perçu ce que, dans un résumé écrit de leurs expériences tantriques, certaines ont décrit comme -tenues sexy ; – vidéos, photos échanges ‘crus’ écrits à distance avant la rencontre ; – vidéos, photos et échanges ‘crus’ pendant la rencontre ; comme une thérapie de choc visant à les libérer de leurs peurs et de leurs tabous concernant le sexe. Ils disent que cela a si bien fonctionné que, lorsque le travail tantrique s’est poursuivi, certaines de ces expériences ont fini par être proposées et initiées par elles plutôt que par Loup Blanc.